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Expertise hydrique et barrages

Le réseau hydrométrique québécois

Instruments de lecture d'une station hydrométrique - Photo CEHQPour assurer une gestion tant qualitative que quantitative de l’eau ainsi que la sécurité de la population, il est essentiel de recueillir des connaissances et de les mettre à jour régulièrement. Ces connaissances représentent un paramètre essentiel dans le processus de prise de décision lié à différentes activités, notamment :

Les différentes activités humaines exercent des pressions importantes sur la ressource eau. Ces activités sont toujours croissantes et une gestion efficiente basée sur une connaissance approfondie de l’hydrologie sur le territoire est nécessaire. C’est dans cette optique que le Québec s’est doté, avec les années, d’un réseau hydrométrique fiable.


  1. Le réseau hydrométrique
  2. La diffusion des données hydrométriques
  3. L’archivage des données hydrométriques
  4. Le Québec a pris en charge son propre réseau hydrométrique
  5. L’existence d’un réseau hydrométrique pancanadien
  6. La présence d’un réseau hydrométrique dans plusieurs pays industrialisés

  1. Le réseau hydrométrique

Au Québec, quelque 230 stations hydrométriques sont exploitées par le Centre d’expertise hydrique du Québec, ce qui constitue le réseau hydrométrique. Celui-ci se structure en trois sous-groupes :

Plus de 205 de ces stations transmettent les données enregistrées toutes les 15 minutes par les instruments de mesure soit par un lien téléphonique, cellulaire ou par satellite à un système de collecte intégré de données télémesurées, et ce, toutes les heures. Ces stations transmettent des données sur une base continue, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

De plus, près de 24 de stations non télémesurées doivent être visitées par les techniciens du réseau hydrométrique du CEHQ pour recueillir sur place les données.

  1. La diffusion des données hydrométriques

 Station hydrométrique - Photo CEHQL’ensemble des données hydrométriques, soit les niveaux ou les débits des quelque 205 stations hydrométriques télémesurées, sont diffusées dans le site Internet du CEHQ depuis octobre 2003.

Pour ces stations et pour 9 stations exploitées par Environnement Canada, on présente les maximum et minimum journaliers historiques, la valeur médiane pour chaque jour de l’année depuis 1970 et la moyenne journalière de l’année en cours. Il est donc possible d’obtenir des données quotidiennes sur les niveaux d’eau ou les débits, entre autres pour effectuer des suivis lors des crues saisonnières, optimiser la gestion des barrages ou connaître le niveau d’eau de certains plans d’eau pour la pratique d’activités de plein air. Les valeurs historiques sont basées sur une période de référence s’échelonnant généralement de 1970 jusqu’à la date de validation des données pour la station concernée.

  1. L’archivage des données hydrométriques

Le système utilisé par le CEHQ pour la collecte, le traitement, la correction, la validation et la diffusion des données hydrométriques sert également de système d’archivage. Ce système collige la totalité des données issues de toutes les stations hydrométriques qui ont été exploitées par les différents ministères et organismes du gouvernement du Québec. La banque de données contient de l’information hydrologique provenant d’environ 1100 stations qui ont été en service sur le territoire québécois, certaines depuis le début du XXe siècle.

Il est possible d’obtenir des données historiques à la page suivante : http://www.cehq.gouv.qc.ca/hydrometrie/historique_donnees/index.asp

  1. Le Québec a pris en charge son propre réseau hydrométrique

Mesure de débit - Photo CEHQLe Québec, contrairement aux autres provinces, est autonome en ce qui a trait à l’exploitation de son réseau hydrométrique, et ce, par l’entremise d’une équipe multidisciplinaire (techniciens en hydrométrie, ingénieurs et hydrologues). Le gouvernement fédéral, quant à lui, est responsable de l’exploitation du réseau dans toutes les autres provinces et les territoires.

Le Québec a pris en charge l’exploitation de son réseau bien avant l’accord de 1975 intitulé « Convention entre le gouvernement du Canada et le gouvernement du Québec concernant les réseaux hydrométriques et sédimentologiques au Québec ». En effet, en 1964 le ministère des Richesses naturelles a pris en charge 104 stations anciennement exploitées par le ministère du Nord canadien et des Ressources nationales du gouvernement fédéral par suite de la résiliation d’une entente datant de 1922. Au moment de ce transfert, le gouvernement provincial avait à sa charge les stations hydrométriques des bassins versants des baies James, d’Hudson et d’Ungava.

Aujourd’hui, la majorité des stations hydrométriques sont situées dans les régions du Québec habitées, ce qui correspond en fait à la portion du territoire sous le 50e parallèle, avec une concentration importante dans la plaine du Saint-Laurent. Environ 10 % des stations se trouvent dans le Grand-Nord québécois et la partie territoriale de la Basse-Côte-Nord.

  1. L’existence d’un réseau hydrométrique pancanadien

L’entente de collaboration entre le fédéral et les provinces et les territoires signée en 1975, dont l’objectif était d’harmoniser la collecte, le traitement, la publication et la diffusion d’information hydrométrique, permettait de rassembler les différents intervenants et de se concerter afin de mettre en place des normes et des façons de faire pour l’exploitation de réseaux hydrométriques. Cette entente a également permis l’établissement d’une banque nationale de données sur les eaux de surface (HYDAT), qui regroupe la totalité des informations hydrométriques des stations situées sur le territoire du Canada.

L’évolution des besoins et des technologies en matière de monitoring des différents partenaires provinciaux et territoriaux a mené en 1984 à une mise à jour de l’entente de 1975. Le ministère de l’Environnement était le signataire de cette entente pour le Québec. Celle-ci décrivait les rôles et les responsabilités des gouvernements fédéral et provincial ainsi que la contribution financière d’Environnement Canada pour l’exploitation de certaines stations sur le territoire québécois. Le Québec acceptait de rendre disponibles ses données.

En 2008, une nouvelle entente ayant des objectifs similaires a été signée et est toujours en vigueur.

  1. La présence d’un réseau hydrométrique dans plusieurs pays industrialisés

L’accès à des informations fiables sur l’état et l’évolution des ressources hydriques (eaux de surface et eaux souterraines, quantité et qualité) joue un rôle indispensable dans le développement socio-économique d’un pays. L’accès à ces informations permet également de maintenir un seuil de qualité environnementale adéquat, fondé sur une bonne compréhension des processus physiques régissant le cycle hydrologique dans le temps et l’espace. Les différents secteurs de l’économie d’un pays ont presque tous besoin d’informations sur l’eau pour satisfaire leurs exigences en matière de planification et de développement et mener à bien leurs activités.

Plusieurs pays industrialisés accordent l’importance qui revient au fait d’avoir un réseau de mesures hydrométriques fiable. Les États-Unis et la France ont d’ailleurs investi beaucoup d’efforts et de ressources financières pour maintenir un réseau à la fine pointe de la technologie.

 

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