Aller au contenu
Expertise hydrique et barrages

Glossaire

A  B  C  D  E  F  G  H  I  J  K 
L  M  N  O  P  Q  R  S  T  U  V  W  X  Y  Z

A

Affluent : Cours d'eau qui se jette dans un autre.
Par exemple, au Québec, les rivières Outaouais, Chaudière, Saguenay et Saint-Charles comptent parmi les nombreux affluents du fleuve Saint-Laurent, parce que leurs eaux se vident dans celui-ci.

Alluvion : Matériaux détritiques non consolidés de granulométrie variée tels que l’argile, le silt, le sable, le gravier, et déposés par un cours d’eau.

Altitude : Élévation verticale d'un point par rapport au niveau moyen de la mer.

Amont : Par rapport à l’emplacement de l’ouvrage, le côté d’où vient le courant.

Année hydrologique : Année qui débute le 1er octobre et se termine le 30 septembre suivant. La notion d’« année hydrologique » permet entre autres de représenter la période hivernale en un seul bloc.

Argile : Sol constitué de particules dont le diamètre est inférieur à 5 micromètres (1/200 millimètre) et qui a un comportement cohérent et plastique.

Aval : Par rapport à l’emplacement de l’ouvrage, le côté vers lequel va le courant.

B

Barrage : Tout ouvrage destiné à dériver ou retenir les eaux d’un cours d’eau, ou celles d’un lac ou réservoir mentionné dans le Répertoire toponymique du Québec.

Bassin versant :Territoire circonscrit par une ligne de partage des eaux et se drainant dans un cours d’eau, un lac, un réservoir ou un autre plan d’eau.

Béton-gravité : Barrage en béton dont la stabilité est assurée par le poids même de l’ouvrage.

Béton-gravité remblayé : Barrage béton-gravité remblayé de terre et/ou de matériaux rocheux afin d’assurer la stabilité de la structure.

Béton-voûte : Barrage en béton, à courbure convexe tournée vers l’amont, qui transmet aux appuis latéraux la plus grande partie de la poussée de l’eau et des autres charges sollicitant la structure.

C

Caissons de bois ou de palplanches en acier : Barrage construit avec des compartiments de bois ou de palplanches en acier, remplis de pierres ou de terre et comportant un écran en amont qui assure l’étanchéité.

Capacité de retenue : Volume total de la retenue mesuré au niveau maximal d'exploitation. À moins que des relevés de terrains, bathymétriques ou autres, ne soient disponibles pour mesurer avec plus de précision la capacité de retenue, celle-ci est égale :

  • 1° dans le cas d’un barrage construit en travers d’un cours d’eau, au produit de la longueur de refoulement par la moitié de la hauteur de la retenue multiplié par la largeur moyenne du cours d’eau créé par le barrage;
  • 2° dans les autres cas, au produit de la superficie du réservoir par la hauteur de la retenue. 

Catégorie administrative : Regroupement administratif des barrages en fonction de leur hauteur ou de leur capacité de retenue. Il y a trois catégories :

  • Forte contenance :
  • Barrage d'une hauteur de 1 mètre ou plus dont la capacité de retenue est supérieure à 1 000 000 m3;
  • Barrage d'une hauteur de 2,5 mètres ou plus dont la capacité de retenue est supérieure à 30 000 m3;
  • Barrage d'une hauteur de 7,5 mètres ou plus, sans égard à la capacité de retenue. 
  • Faible contenance :
  • Barrage d'une hauteur de 2 mètres ou plus qui n'est pas à forte contenance. 
  • Petit barrage :
  • Barrage d'une hauteur de 1 mètre ou plus qui n'est pas à forte ni à faible contenance. 

Classe

Classement résultant de l'évaluation de la vulnérabilité du barrage et des conséquences prévisibles en cas de rupture. Le classement d'un barrage est fonction des éléments suivants :

  • âge du barrage;
  • capacité de retenue;
  • état du barrage;
  • fiabilité des appareils d'évacuation;
  • hauteur du barrage;
  • niveau des conséquences en cas de rupture;
  • type de barrages;
  • type de terrain de fondation;
  • zone de séismicité dans laquelle le barrage est situé.

Barrage de classe « A » : classe de barrages présentant la plus grande vulnérabilité et/ou les plus grandes conséquences en cas de rupture.

Barrage de classe « E » : classe de barrages présentant la plus faible vulnérabilité et les plus faibles conséquences en cas de rupture.

Ainsi, les barrages des classes « B », « C » et « D » sont des barrages de classes intermédiaires, les barrages de classes « A » et « E » étant les barrages de classes extrêmes. 

Contreforts de béton : Barrage en béton formé d’éléments étanches s’appuyant sur une série de contreforts placés à l’aval.

Contreforts de bois (caissons) : Barrage composé d’une paroi imperméable appuyée sur des contreforts composés de caissons de bois.

Contreforts de bois (chandelles) : Barrage composé d’une paroi imperméable appuyée sur des piliers ou membrures de bois, lesquels transmettent les forces de pression de l’eau vers les fondations.

Crue : Montée du niveau de l'eau d'une rivière nettement au-dessus des niveaux habituels. Une crue printanière se produit lors de la fonte de la neige et de la glace au printemps. Une crue peut aussi se produire en été lors d'une pluie abondante; on l'appelle alors crue éclair.

D

Débit : Volume de liquide s'écoulant à travers une section transversale d’un cours d'eau par unité de temps. Le débit s'exprime par exemple en l/s ou en m³/s.

Déversoir libre

  • Carapace de béton : Ouvrage en remblai recouvert d’une dalle de béton sur laquelle s’écoulent librement les eaux retenues par le barrage.
  • En enrochement : Ouvrage en remblai comportant généralement un écran d’étanchéité et recouvert d’un parement de pierres au-dessus duquel s’écoulent librement les eaux retenues par le barrage.

E

Écran de béton ou de palplanches en acier à l’amont d’une digue de terre : Barrage en terre dont les matériaux résistent aux forces auxquelles ils sont soumis par la résistance au cisaillement qui se développe à l’intérieur de la masse. Un parement de béton ou de palplanches en acier à l’amont contribue à assurer l’étanchéité de l’ouvrage.

Effet de refoulement : Effet qui modifie le débit d’un cours d’eau par la présence, en hiver, d’un couvert de glace partiel ou total et, en été, par la prolifération de macrophytes ou d’algues.

Embâcle : Accumulation de glaces flottantes contre un obstacle sur un cours d'eau (resserrement ou courbe de la rivière, glace encore gelée). Les glaces retenues créent une sorte de barrage temporaire faisant déborder l'eau en amont.

Enrochement : Barrage en remblai dont plus de la moitié du volume total est constitué de matériaux rocheux.

  • masque amont de terre ou de béton : Barrage composé d'un massif trapézoïdal et d'un élément d’étanchéité. Le barrage en enrochement n’est en fait qu’un amoncellement d’éléments rocheux dont on assure l’étanchéité par un écran sur le parement en amont appelé masque.

Enrochement – zoné (écran d’étanchéité) : Barrage en remblai qui comporte des recharges en enrochement dont l’étanchéité est assurée par un écran de palplanches, de béton, de bois ou autre localisé habituellement au centre de l’ouvrage.

Enrochement – zoné (noyau) : Barrage en remblai constitué d’un noyau en matériau imperméable et généralement protégé avec un filtre, des transitions et des recharges en enrochement.

Étiage : Niveau minimal atteint par un cours d'eau ou un lac en période sèche.

F

Frasil : Ensemble des cristaux de glace formés dans un écoulement turbulent où l'air est à une température inférieure au point de congélation (état de surfusion).

H

Hauteur de retenue : Distance verticale entre le point le plus bas du terrain naturel au pied aval du barrage et le niveau maximal d’exploitation. 

Hauteur du barrage : Distance verticale entre le point le plus bas du terrain naturel au pied aval du barrage et le point le plus élevé de la crête du barrage.

I

Inondation : Débordement d'eau qui submerge les terres habituellement sèches la majeure partie de l'année. On distingue deux types d’inondations, soit celles en eau libre sans présence d’embâcle et celles causées par des embâcles.

Eau libre sans présence d'embâcle

  • Une inondation en eau libre est causée exclusivement par une augmentation significative de la quantité d’eau dans une rivière et non pas par un refoulement dans un secteur donné. Ce refoulement pourrait notamment être dû à un amoncellement de glaces dans une section de rivière empêchant la libre circulation de l’eau; dans un tel cas, il s’agirait plutôt là d’une inondation causée par des embâcles.

L

Longueur de refoulement : Longueur de la zone inondée par un barrage en rivière; elle est mesurée horizontalement à partir du barrage jusqu’à un point en amont de la rivière où l’écoulement présente un changement de régime propre à un écoulement turbulent (changement de vitesse d’écoulement, bouillonnement, remous et présence de rapides). 

Longueur du barrage : Dimension du barrage d’une rive à l’autre mesurée à la hauteur de la crête. 

M

Maximum journalier historique : Moyenne journalière la plus élevée pour les années documentées dans la période de référence.

Minimum journalier historique : Moyenne journalière la plus basse pour les années documentées dans la période de référence.

Modèle hydrologique : Représentation mathématique et informatique des processus hydrologiques qui influencent le mouvement de l’eau à la surface et dans le sol de même que dans les cours d’eau, et qui permet de simuler de façon simplifiée le comportement d’un bassin versant sous l’effet de la chronologie des événements météorologiques.

Moyenne journalière : Moyenne des données lues sur une période de 24 heures et correspondant à une journée.

N

Niveau des conséquences : Évaluation des conséquences que la rupture du barrage pourrait entraîner en termes de densité de population affectée et d’importance des infrastructures et des services détruits ou lourdement endommagés.

Il y a six niveaux de conséquences :

Minimal

  • Le territoire qui serait affecté par la rupture est inhabité et peut comprendre des infrastructures telles qu’un chemin d’accès aux ressources ou une terre agricole.

Faible

  • Le territoire qui serait affecté par la rupture comprend moins de 10 chalets ou résidences secondaires. Il peut aussi comprendre des installations commerciales saisonnières offrant de l'hébergement pour moins de 25 personnes ou comptant moins de 10 unités d'hébergement ou une route locale.

Moyen

  • Le territoire qui serait affecté par la rupture comprend moins de 10 résidences permanentes ou 10 chalets ou résidences saisonnières et plus. Il peut aussi comprendre des installations commerciales saisonnières offrant de l'hébergement pour 25 personnes ou plus ou des installations exploitées à l’année comptant 10 unités d'hébergement ou plus. Parmi les infrastructures que ce territoire peut aussi comprendre, on note une route collectrice, une ligne de chemin de fer locale ou régionale ou une prise d’eau principale alimentant une municipalité.

Important

  • Le territoire qui serait affecté par la rupture comprend 10 résidences permanentes ou plus et moins de 1000 habitants. Il peut aussi comprendre des installations commerciales exploitées à l’année et offrant de l'hébergement pour 25 personnes ou plus ou comptant au moins 10 unités d'hébergement. Parmi les infrastructures que ce territoire peut aussi comprendre, on note une route régionale, une ligne de chemin de fer transcontinentale ou transfrontalière ou une entreprise comptant de 50 à 499 employés.

Très important

  • Le territoire qui serait affecté par la rupture compte entre 1000 et 10 000 habitants ou comprend des infrastructures telles qu’une autoroute, une route nationale, un parc industriel ou une entreprise comptant 500 employés ou plus.

Considérable

  • Le territoire qui serait affecté par la rupture compte au moins 10 000 habitants ou comprend des infrastructures telles qu’un hôpital, un complexe industriel majeur ou un site important d’entreposage de matières dangereuses.

Niveau du plan d'eau : Cote de la surface libre d'un cours d'eau par rapport à une cote de référence.

Niveau maximal d’exploitation : Le niveau le plus élevé que peuvent atteindre les eaux retenues en exploitation normale. 

P

Palplanches en acier : Barrage constitué d’un rideau de palplanches en acier non confiné par un remblai et foncé dans le terrain de fondation ou dans un élément d'ancrage.

Plaine inondable : Étendue de terre occupée par un cours d'eau lorsqu'il déborde de son cours habituel. Souvent, on classe les plaines inondables en deux groupes ou zones de récurrence, en fonction de leur fréquence d'inondation. Il y a d'abord les zones de récurrence 0-20 ans, où les risques d'inondation sont de 5 % chaque année. Les zones de récurrence 20-100 ans ont, quant à elles, 1 % de possibilité d'être inondées chaque année.

R

Régime d’écoulement naturel : Mouvement naturel de l’eau dans une rivière ou un cours d’eau.

Régime d’écoulement influencé : Mouvement de l’eau dans une rivière ou un cours d’eau qui subit des modifications en raison de la présence de structures de retenue ou de régularisation de l’écoulement comme des digues ou des barrages. Ce régime d’écoulement peut être influencé journellement ou mensuellement, ce qui implique respectivement des interventions quotidiennes ou mensuelles sur la structure de retenue modifiant l’écoulement.

Région hydrographique : Division territoriale regroupant plusieurs bassins versants. Le Québec compte 13 régions hydrographiques.

Roc : Masse cohérente, relativement dure, constituée de plusieurs minéraux.

S

Station hydrométrique : Point de mesure situé à proximité d’un lac ou d’un cours d’eau et muni des équipements nécessaires pour mesurer le niveau d’eau (en mètres) et enregistrer puis transmettre les données hydrométriques.

Station limnimétrique : Station de mesure qui enregistre la variation des niveaux d'eau en fonction du temps.

Superficie du bassin versant : Surface du territoire qui alimente en eau la retenue reliée au barrage.

Superficie du réservoir : Mesure de l’étendue de la retenue d’eau, du lac ou du réservoir prise au niveau normal de la retenue.

Système de référence arbitraire : Système rattaché à un repère n’ayant aucune référence avec l’ensemble des repères géodésiques définissant la structure géométrique de la terre. À titre d’exemple, une élévation arbitraire peut être donnée par rapport à une borne située sur un pont ou à proximité d’une route.

Système de référence géodésique : Ensemble de repères définissant la structure géométrique de la terre, indispensable à une localisation unique des éléments s’y trouvant.

T

Télémesure : Technique permettant de lire à distance les données d'un appareil de mesure et de transmettre un signal porteur de la mesure correspondante, et ce, du lieu où s'effectuent les mesures à un lieu éloigné. Il ne faut pas confondre télémesure, qui signifie « mesure à distance », avec télémétrie, qui signifie « mesure de la distance ».

Terre : Barrage en remblai dont plus de la moitié du volume total est formée de matériaux fins compactés.

Till : Le till désigne un matériau d’origine glacière, de granulométrie de toutes dimensions et qui contient généralement une certaine proportion de matériaux fins.

Traitement : Toutes les méthodes géotechniques destinées soit à réduire la perméabilité du terrain de fondation et à augmenter sa résistance à l’érosion interne, soit à augmenter la capacité portante du terrain de fondation ou la stabilité du barrage.

Type de barrages : Les barrages peuvent être constitués d’un matériau unique ou d’une combinaison de matériaux tels que béton, bois, matériel granulaire (gravier, sable, etc.), matériel cohésif (argile, etc.) et autres.

Type de terrain de fondation : Nature du terrain à l’endroit des fondations du barrage.

V

Valeur médiane : Valeur intermédiaire calculée à partir de l’ensemble des données pour une journée.



Barre de navigation

Dernière mise à jour : 2013-07-03

Gouvernement du Québec
© Gouvernement du Québec, 2003